28 novembre 2008
Oxanne et Jori : blog à part !
La variété des blogs érotiques, et leurs motivations, souvent totalement différentes, comme leurs contenus d'ailleurs, est une palette qui en fait aussi la richesse...
Le blog d'Oxanne et Jori fait ainsi partie de ces sites pour adultes, indéfinissables, à l'identité qui se démarque volontairement d'autres blogs, à mi-chemin entre le beau carnet de route illustré, et les mémoires quotidiennes d'un couple libéré et de leurs ami(e)s libertin(e)s... Oxanne et Jori (c'est ICI) vous accueillent avec des citations, dont deux au hasard en disent long : "Baiser ! Rose trémière au jardin des caresses !", de Paul Verlaine, ou "La dernière fois que j'ai pénétré une femme, c'était en visitant la statue de la liberté.", dixit Woody Allen. Le ton est donné, et je vous engage à aller y lire, et y voir, de bien jolies choses...
Oxanne et Jori ont commencé leur blog en juin 2007, et depuis l'animent respectivement, ou ensemble, avec des billets fournis et alertes comme un petit reportage, allant d'une rencontre à domicile avec leurs "amis amants", au billet d'humeur sur la lâcheté de certains hommes, en passant par un souvenir d'une nuit de libertinage, d'un billet humoristique, à la douceur en mots d'un duo féminin. Evidemment, le tout est illustré à chaque fois par la belle Oxanne et/ou Jori, mêlant délicieusement en images la complicité intime de leurs ami(e)s de passage : "Nous avions envie de nous ouvrir au monde en nous appropriant un bout de toile, en faire le reflet de nos émotions, de nos envies, et désirs, et de partager nos aventures sentimentales et sexuelles. Notre blog baptisé Nouvelle Horizon, nous permet avant tout de déconnecter de notre vie officielle, nous devenons alors Oxanne et jori", expliquent-ils avec franchise, n'hésitant pas pour le plus grand plaisir de leurs fidèles à alimenter aussi de très beaux albums photos (souvenirs) à thèmes (Désirs troublants, Nos muses, Baiser salé, Elle - nous, etc.) : "Là, nous pouvons exister en tant que libertin - même si on veut éviter les étiquettes, elles nous collent à la peau - et parler à coeur ouvert des femmes, des hommes, des couples que notre chemin a la chance de croiser. Bien sûr nous aimons le sexe et en faire profiter ne nous déplaît pas."
On l'aura compris, la censure n'est pas le genre de la maison, et c'est tant mieux parce que les mots pour le dire est aussi leur spécialité, et leurs petites chroniques libertines se croquent souvent comme des gourmandises sucrées-salées : "Créer ces pages nous a donné envie de faire de la photo davantage chaque jour, et en montrer le résultat est un peu notre récompense. Quand aux sujets que nous abordons, ce n'est pas pour plaire à d'éventuels lecteurs, mais un besoin de nous exprimer, un jeu avec eux mais aussi entre nous", reprennent Oxanne et Jori. Mais c'est très plaisant, je vous rassure : "Nous nous sommes servis du blog aussi quelquefois pour nous faire passer des messages l'un l'autre, de malaise ou d'amour. Il nous a permis de faire de jolies rencontres, et comme nous avons un grand côté sentimental, nous nous attachons aux personnes qui prennent l'habitude de venir nous commenter, et il arrive que les discussions finissent via mail, téléphone, ou bien plus près encore..." Qui a dit que le virtuel éloignait du réel !?
20 novembre 2008
Fred Kyrel et Philippe Boxis à la Cosy Party
Le Shibari est une spécialité érotique nippone, entre adultes consentants, qui consiste à attacher des personnes avec art et raffinement, et surtout en toute connaissance de soi et de l'autre. Autrement dit, c'est comme le bondage, une approche érotique à ne pas mettre entre les mains de l'amateurisme. Philippe Boxis, référence française et internationale du Shibari, et Fred Kyrel, photographe fetish français, étaient dernièrement à la soirée Cosy Party, aux caves Saint-Sabin, à Paris, pour y présenter un DVD : Leçons de Cordes. Les modèles Mina, Kathoo (en photo ci-dessus, Mina avec le tattoo) et Yiting seront présentes (voir l'article consacré à Mina sur ce blog, à la date du 26 octobre 2008, et l'album photo "Tournages" ci-contre).
Ce DVD de formation au Shibari est destiné à tous les amateurs adultes de bondage qui désirent apprendre ou se perfectionner à cet art, de l'attache au sol à la suspension. Thèmes abordés : sécurité, cordes, accessoires, pliage de cordes, rallonge de cordes, attaches au sol, au mobilier intérieur (lit, chaise, etc.), corset de cordes, etc. C'est aussi l'occasion de (re)découvrir l'un des photographes talentueux du fetish (photos au fil de l'article, reproduction interdite) : Fred Kyrel (son site Internet est ICI). Ce photographe basé à Metz, dans le Nord-est de la France, âgé de 39 ans, a débuté la photographie il ya huit ans, après un passage dans le monde de la vidéo et de l'art digital. L'artiste est réputé pour ses mises en scène colorées et baroques, imaginatives, aux poses esthétiques, et où les retouches numériques offrent une déclinaison infinie...
L'occasion de demander à Fred Kyrel comment on passe de la vidéo à la photo fetish : "Je suis passé par des styles plus classiques comme le portrait, la lingerie, le nu et des choses orientées mode, avant d'être attiré par le milieu fetish pour de multiples raisons : les matières et les textures utilisées par les créateurs de vêtements comme le latex, la chambre à air, le vinyle, etc. Les sujets traités et les connotations fétichistes m'inspirent, mais surtout la personnalité des modèles qui pour moi est tout aussi intéressante visuellement que le simple aspect physique ou la mise en valeur du vêtement porté. J'aime prendre en photo une personne, son attitude et son caractère, une identité, plutôt qu'un corps ou une tenue - aussi beaux puissent-ils être", glisse Fred Kyrel, qui affectionne les modèles aux looks alternatifs, pin-up ou fetish. Et s'éclate dans les ambiance décalées, l'humour, les contrastes, la photo suggestive ou narrative. "Je travaille avec différents créateurs et en fonction de mes envies ou des tenues proposées, j'essaie de trouver des idées de mise en scène en collaboration avec le modèle. J'aime aussi l'aspect épuré, esthétique et essaie d'inspirer des micro histoires aux spectateurs."
Philippe Boxis, quant à lui, s'est spécialisé dans le Shibari, et l'aspect visuel de cette technique à l'origine guerrière. C'est sa rencontre avec Fred Kyrel qui est à l'origine de ce DVD de plus de trois heures d'initiation, d'images et de bonus. Une même approche, dans l'envie d'associer l'esthétisme du Shibari aux charmes des modèles fixés sur pellicule, où l'érotisme des cordes sur le corps féminin, rejoint une méthode inédite de ligotage sensuel...
15 novembre 2008
Le Chat qui Fume réédite Jean-Marie Pallardy
Le cinéma érotique et/ou pornographique a connu dans les années 1970 une véritable mutation, pour ne pas dire un tournant, en même temps qu'est née une vraie mouvance dans la réalisation du genre. Le réalisateur Jean-Marie Pallardy, 68 ans, a fait partie de celle-ci, avec une vingtaine de films érotiques à la française, au charme désuet, entre premiers émois hots et scènes insérées hard. Comme "Emmanuelle à Cannes".
L'éditeur indépendant "Le Chat qui Fume" réédite l'oeuvre érotico-libertine de Pallardy, qui a commencé comme mannequin dans la mode avant de passer, par désoeuvrement, derrière la caméra. Il a 31 ans, et ce sera le film : "L'insatisfaite". Le Chat qui Fume (site Internet avec bandes-annonces et catalogue, ICI) vient de mettre en vente une première série de DVD de Jean-Marie Pallardy, dont le sensuel "Dossier érotique d'un notaire", ou encore "La donneuse" (bandes-annonces ci-dessous). Des scénarios qui naviguent entre ambiance coquine et moments paillards, Pallardy s'offrant comme Hitchcock des apparitions dans ses films (la comparaison s'arrête là, car ses sujets sont plus légers). S'il ne faut pas s'attendre à des chefs-d'oeuvre, la plupart se (re)découvre avec plaisir, pour deux raisons. Ces films fleurent bon l'âge d'or de l'érotisme au cinéma où libertinage rime avec apprentissage libertaire. Et, ensuite, c'est le passage progressif du softcore au hardcore, la législation autorisant certains plans pénétrants. C'est donc avec un oeil d'amateur d'archive cinématographique érotique qu'il faut l'aborder, pour une série d'une dizaine de DVD à terme, remastérisés, et reflets d'une période charnière pour les films explicites d'aujourd'hui.
"Dossier érotique d'un notaire".
"La donneuse".
11 novembre 2008
Soft Paris : boites surprises pour corps à coeur
On le sait, les jeux coquins pour couples se développent avec l'imagination des partenaires et les idées des boutiques spécialisées. Soft Paris vient ainsi d'enrichir sa série de petites boites en forme de coeur, avec une petite pincette et des papiers roulés à découvrir et "décliner" à deux : le Corps à Coeur Kinky. "Le coeur Kinky est une introduction gentille, une suggestion, une induction à la discussion vers des pratiques plus fétichistes et SM, cent défis osés pour couples hétéros, bisexuels ou gays", explique Soft Paris. Et si le BDSM ne correspond pas à vos goûts érotiques, il existe aussi les coeurs "romantique", "érotique", "kamasutra" (soixante-neuf rouleaux au lieu de cent) et "gayrotique" (pour des soirées enflammées entre hommes). Le langage est toujours direct ou raffiné, selon l'esprit du coeur choisi, mais sans détours pour stimuler l'action et l'imagination...
Par exemple : "Agenouillez-vous, les mains derrière les dos. Ôtez les sous-vêtements de votre partenaire en utilisant uniquement votre bouche." Prometteur n'est-ce pas si l'on est en mal d'idées de jeux entre adultes consentants ? Et comme l'avis d'une femme pour ce produit nouveau de Soft Paris me paraissait enrichissant pour le présenter, j'ai proposé à Armandie de se prêter au jeu de la découverte de la petite boite du "Corps à Coeur Kinky", qui a accepté de livrer ses impressions.
"Le corps à coeur de Kinky est un joli objet, petite boite en forme de coeur, colorée de rouge et de noir, les couleurs flamboyantes de l'érotisme. Le jeu se présente sous forme ludique puisqu'une petite pince vous invite à extraire un rouleau de papier parmi les cent qui y sont étroitement rangés. Après avoir déroulé le petit billet doux, vous pouvez y lire un défi érotique. Ainsi le jeu peut commencer.", découvre Armandie. Vous pouvez tomber sur une question généraliste, poursuit-elle, en donnant un exemple de la petite boite : "Dans votre acte sexuel idéal, prenez-vous le contrôle des opérations ou préférez-vous le laisser à votre partenaire ?".
Et d'enchaîner sur son ressenti : "C'est aussi l'occasion de discuter de sujets érotiques, peut-être pas forcément au moment du jeu lui-même d'ailleurs, mais cette conversation peut venir à un autre moment, juste après, pourquoi pas ? Parfois des questions plus déroutantes se présentent à vous, comme celle-ci : Pensez-vous pouvoir apprécier l'humiliation comme partie d'une expérience sexuelle ? Il est vrai que cela peut inviter les partenaires à discuter de sujets qu'ils n'aborderaient peut-être pas spontanément, tout est une question de choix et d'envies. Vous pouvez aussi tomber sur des défis très concrets où vous explorerez l'univers du fétichisme ou les jeux de domination/soumission."
Exemple de défis de la petite boite Corps à Coeur Kinky : "Un des partenaires se met à genoux puis pose le visage à terre. Il/elle va être utilisé(e) comme support pour les pieds de l'autre qui est assis confortablement, durant quelques minutes." Ou bien encore : "Présentez la partie du corps que vous préférez voir fesser ou que vous craignez le plus, si le coeur vous en dit, votre partenaire vous y fesse à plusieurs reprises."
"Déjà nous arrivons dans des tableaux hors du quotidien, nul doute que les amateurs de sensations de ce genre prendront plaisir à jouer.", constate Armandie, qui s'amuse encore du contenu plus soft d'autres petits rouleaux de papier : "Pour les plus sages qui ne se retrouvent pas dans ces suggestions, il y a encore bien d'autres défis amusants. Comme celui-là : Mettez en place une séance de photos osées. Ou bien : Bandez les yeux à votre partenaire et placez des écouteurs sur ses oreilles. Choisissez des musiques appropriées pour ce qui va suivre. Il/elle ne peut voir ni entendre ce qui se passe et est totalement à votre disposition."
Et Armandie de conclure : "Le tout est de ne pas s'imposer de choses que les partenaires n'ont pas envie de faire. Un rouleau de papier évoque une scène gênante pour l'un ou pour l'autre ? Il est mis de côté et on en choisit un autre. Avec environ cent propositions de défis, les possibilités sont nombreuses et ce jeu peut être le prétexte à de nombreuses soirées coquines. Et si ce thème fétichiste et SM ne vous dit rien ou si vous en avez fait le tour, rien ne vous empêche de découvrir les autres Corps à Coeur disponibles en version romantique, érotique, kamasutra ou gayrotique." À chacun(e), donc, son coeur et ses défis. Pour en savoir plus : le site de Soft Paris est LÀ.
Illustrations : E. Amrita (reproduction des photos interdite).
07 novembre 2008
Erotic'Art : Dahmane publie "addicted to nudes"
Le photographe Dahmane est un artiste hors du commun, fils de peintre-graveur et de mère poétesse né en 1959 à Paris, aujourd'hui l'un des meilleurs représentants de photos érotiques, même s'il donne aussi dans la photo d'art architectural. Parmi ses publications, Dressed nudes (La Musardine), véritable hymne à la beauté féminine, de son premier modèle Raphaëlle jusqu'à Salomé de Mastermind. Dahmane récidive chez ce célèbre éditeur et libraire parisien avec "addicted to nudes", où l'artiste a sublimé la femme dans des décors de rêve, linéaires, et à l'aide de son plus fidèle associé désormais : Photoshop.
Grâce à la magie du logiciel, Dahmane met en scène ses femmes nues ou légèrement vêtues dans des situations qui renforcent leur beauté : métropole, coeur d'un coquillage ou d'une église, port, lieux branchés, oniriques, décalés... Un nouvel opus qui allie esthétisme, graphisme et érotisme...
Dahmane a découvert très jeune le charme des formes féminines, au travers du milieu artistique parental, et il y associe dès l'âge de 15 ans sa passion pour la photographie. Le jeune homme va alors "mitrailler" en explorant les profondeurs infinies de la sensualité féminine dans l'intimité ou exposée aux regards de passants dans des lieux publics. Bravant parfois les interdits pour arriver à ses fins, mais quels résultats. L'érotisme allié à la poésie. Dahmane a d'autres cordes à son arc photographique. À 35 ans, lors d'une visite à Vienne, une lumière splendide cisèle la ville, et incite l'artiste à créer ses "Fine Art" : une recherche sur les combinaisons graphiques que peuvent offrir certains détails d'une ville. Pour construire ses clichés, il s'approprie l'endroit urbain en l'arpentant à pied des heures durant, musardant à l'affût des moindres compositions cachées qui l'inspirent. Des dizaines de lieux ont ainsi été immortalisés par Dahmane, d'un carrefour de Los Angeles, au romantisme d'une rue de Prague, la fantaisie d'une fête foraine, ou le chaos d'un bazar de Delhi...
Dahmane explore un peu le corps de la femme de la même manière, le replaçant ensuite dans un cadre idyllique. Tout débute pour Dahmane en 1976 lorsqu'un ami lui fait découvrir la photographie : il réalise ses premiers nus et n'arrêtera plus de capturer dans son objectif l'essence du corps féminin. Sa rencontre avec Raphaëlle en 1983 lui inspire une série photographique, audacieuse et originale, de nus dans les rues de Paris, réunis dans un premier livre qui l'impose : Promenade érotique à Paris. S'ensuivent de nombreux portfolios dans les magazines de charme (Newlook, Playboy, etc.) et dans la presse photographique (Photo, Photomagazine, etc.). Puis rapidement de nouvelles publications dont l'originalité et l'accueil du public lui apportent définitivement une notoriété à la hauteur de son talent : Dahmane (Taschen, 1991), entre autres ouvrages, ou Dressed nudes (La Musardine, 2000), sorte de préambule à son art qu'il développe plus largement dans Erotic sessions (La Musardine, 2003). Ce dernier sera épuisé en neuf mois. Son site Internet donne aussi un aperçu talentueux de ses possibilités (c'est ICI).
Après plus de trente ans consacrés à la photographie de nu et aux femmes qui ont dominé son oeuvre, Dahmane offre avec addicted to nudes un voyage féerique. Depuis huit ans, il a découvert Photoshop, et délaissé quelque peu aujourd'hui son Leica au profit du numérique pour aller encore plus loin dans la recherche et la perfection artistique érotique, sans contraintes. Photoshop lui permet en plus d'intégrer des silhouettes féminines, nues ou mi-nues, dans des compositions urbaines ultra abouties, tout en s'affranchissant des contraintes infinies liées à la réalisation de nus dans de vrais lieux ! Avec un mot d'ordre : beauté érotique et volupté.
Merci à Dahmane (reproduction des photos strictement interdite) et Valérie (La Musardine).
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