Le Boudoir libertin

News, photos, vidéos, et effusions de sens libertines et érotiques entre adultes consentants.

18 novembre 2009

Ryanair renouvelle son calendrier 2010

Plutôt cool l'ambiance après le boulot à la compagnie aérienne Ryanair ! L'édition 2010 du calendrier Ryanair mettant en scène de jolies hôtesses du groupe est renouvelée pour 2010, une initiative à succès depuis 2008. Dans l'édition 2010, on retrouve même la séduisante Edita Schindlerova, alias Edita Bente au cinéma pour adultes. Hôtesse de l'air chez Ryanair le jour, Edita est aussi actrice pornographique à ses heures, comme l'a dévoilé notamment The Sun (c'est ICI), ce qui a défrayé un temps la chronique, mais n'a pas ému la compagnie, alors, dont un porte-parole déclara en substance : "Ce que font les gens avant ou après le travail les regarde !".

Pour en revenir au calendrier de la conciliante compagnie Ryanair, il est toujours aussi sexy, avec des hôtesses triées sur le volet et joliment photographiées en tout petit bikini et poses lascives et suggestives à souhait, où il ne vous reste plus qu'à chercher la délicieuse Edita, dans la vidéo officielle des séances, ci-dessous. Entres autres jolies femmes évidemment. Le calendrier a été imprimé à 11.000 exemplaires, et la totalité des bénéfices sera donnée à une association britannique d'aide aux enfants handicapés.

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23 septembre 2009

Les "Dieux du stade" fêtent leur dix ans !

Dieux_du_stade_2010Quarante-sept belles photographies de rugbymen et d'un champion olympique par le photographe Tony Duran (son site officiel), qui a immortalisé notamment Tom Cruise ou Ashton Kutcher ("L'Effet Papillon") ! Voilà ce que vous trouverez dans le calendrier 2010 des "Dieux du stade", c'est ICI, et les compléments DVD, sont LÀ, avec en couverture le nouveau membre du Stade français Paris, l'international anglais James Haskell (ci-dessus). L'édition 2010 inclut aussi un poster géant avec le nom des 217 sportifs qui ont participé à ce projet depuis dix ans. Car c'est en 2001 que l'aventure a commencé, rencontrant aussitôt un franc succès auprès de ces Dames (et de Messieurs), tout en défrayant la chronique. Pensez-donc : c'était la première fois que des figures emblématiques du rugby de l'époque se mettaient à nu devant l'objectif, tout en se faisant d'abord plaisir... Depuis, l'essai a été transformé, et l'édition 2002 vit naître la couleur. La première année, les champions se prélassaient sous la douche ou en portraits "provoquants"... L'année suivante, ils sortaient des vestiaires, et à partir de 2005 les calendriers prenaient une teinte érotique supplémentaire qui en faisait des images cultes, tour à tour en couleur ou en noir et blanc, plus artistique...

L'édition 2010 des Dieux du stade a mis les petits plats dans les grands avec le photographe TonyDuran. Les photos sont léchées, bien mises en scène par ce pro de la photographie. On y voit les joueurs du Stade français Paris (Dimitri Szarzewski, Lionel Beauxis, Julien Arias, Mathieu Bastareaud, Simon Taylor, Tom Palmer, Hugo Southwell, Juan Manuel Leguizamon, etc.). Mais aussi une pléiade d'invités. Des internationaux français : Maxime Médard ou Morgan Parra. Et leurs amis britanniques : Simon Shaw ou Ollie Barkley. Et un invité de marque : Steeve Guénot, médaillé d'or aux JO de 2008 à Pékin en lutte gréco-romaine. Il y a fort à parier que beaucoup ne lutteront pas pour se procurer cette édition 2010, dont vous pouvez découvrir ci-dessous le making of officiel !

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25 juillet 2009

Jam Abelanet : le nu érotique détourné

_Jam_AbelanetDans deux livres édités aux Éditions Ragage, « Les petites Parisiennes » et « Fantaisies Souterraines », le photographe Jam Abelanet détourne et érotise certains lieux très connus de la capitale en immortalisant ses modèles dans des lieux insolites, parfois en bravant les « interdits ». Ces livres viennent d’être réédités en intégrale, avec des clichés parfois totalement décalés, c’est ICI, et LÀ. Interview de l’artiste qui a ouvert un nouveau site officiel : Jam Abelanet.

Pourquoi la sortie de ces deux nouveaux livres ?

« Les « Fantaisies souterraines 2 » est une réédition. Suite à la presse étonnante que nous avons eu pour le premier, en moins d'un an, nous avons quasiment épuisé le stock. Mais c'était un premier livre, sorti à la hâte et où nous avions dû faire mon éditeur et moi même pas mal de concessions, sur le format, sur le nombre de page et sur la qualité de l'impression de l'ouvrage. Entre-temps, j'avais refait quelques séances inédites, et nous avions tous les deux à cœur de sortir ce livre dans un format plus intéressant pour les photos. Du coup, outre pas mal d'inédits, la maquette a été revue pour quelque chose de plus actuel, et toutes les photos ont été retravaillées. »

PetitesParisennes_Jam_Abelanet« Le cheminement de « petites Parisiennes » est différent, cela fait à peu près un an que j'ai un site Internet accessible sur abonnement consacré au nu et plus particulièrement dans Paris : les petites Parisiennes. Le concept étant de suivre plusieurs jeunes filles au cours de leur journée, depuis chez elles ou elles se réveillent, se douchent, se préparent (...) jusque dans Paris ou elles déambulent en tenues légères, voire sans tenues du tout, au sein des endroits les plus connus de la capitale. L'idée étant de rentrer dans leur quotidien, de les suivre, tantôt voyeur, tantôt complice. Thomas Ragage (mon éditeur) aimait bien le concept et m'avait proposé de tirer une sorte de best of du site en livre, certains lieux étant très photogéniques, et le concept étant intéressant. »

Petites_Parisiennes_Jam_AbelanetComment avez-vous travaillé pour ces ouvrages, quelle est la part d’inédit, et que voulez-vous montrer à travers vos photos ?

« Autant pour les fantaisies souterraines, quand je commence le shoot, j'ai déjà plus ou moins en tête les photos qui m'intéressent, d'une part parce que la série est courte, environ cinq à dix photos au final, et d'autre part parce qu'il ne faut pas perdre de temps sur place, le métro, avec ses caméras de surveillance et ses vigiles, ne se prête guère aux tests et tergiversations en tous genres ! J'essaie de raconter une petite histoire en photo, de mettre en scène. Pour les petites Parisiennes, c'est très différent, les endroits dans lesquels je photographie les modèles ne sont pas beaucoup plus accueillant pour le photographe de nu, et nous devons faire vite de la même manière que pour le métro, mais vu que les photos sont destinées à un site payant qui fonctionne en proposant des galeries (environs sept à dix galeries par modèle, chaque galerie comprenant en moyenne une petite centaine de photos), il faut faire beaucoup plus de photos que pour le métro. Parfois c'est un petit strip-tease s'il n'y a personne aux alentours, parfois ce sont des photos style voyeur, ou photos volées, ça dépend de l'humeur et de la possibilité que nous offre le lieu... ».

Zo__Jam_AbelanetComment travaillez-vous ?

« Globalement... dans l'urgence ! J'aime beaucoup le coté reportage, le fait de déclencher au bon moment, ainsi que le petit coté pimenté de faire des shoots interdits mais c'est très frustrant, je suis toujours insatisfait des images que je prends. C'est terrible de se dire que telle image est pas mal, mais qu'elle aurait pu être vraiment mieux avec une expression un peu différente du modèle, avec un cadrage un peu plus large, avec un éclairage un peu plus travaillé. Alors pour contrebalancer, je fais des photos en studio avec énormément de post prod ou je prends trois ou quatre heures pour créer LA photo qui correspond exactement à ce que j'ai en tête... J'aime l'image en général, je suis un peu un touche-à-tout, et j'utilise tous les moyens qui peuvent m'aider à véhiculer une émotion à travers une image, que ce soit une photo prise en cinq secondes ou une mise en scène complexe qui nécessitera par la suite des heures de travail. »

Fantaisies_souterraines_Jam_Abalanet

Votre meilleur et votre plus « mauvais » souvenirs ?

« Un de mes meilleurs souvenirs était le shoot avec Cindy au Pont neuf à Paris, Paris Dernière était présent (la vidéo est sur mon site officiel), ce qui fait que pour une fois j'avais toute une troupe d'assistants qui bloquait les quais, qui éloignait les curieux, et qui me laissait me concentrer sur mon shoot. Du coup Cindy a pu finir complètement nue en plein Paris sans le stress des séances habituelles, où je passe plus de temps à vérifier les environs qu’à photographier mon modèle. Ça donne envie d'avoir des moyens ! En guise de mauvais souvenir, ça sera les quelques passages au poste de police où nous avons échoués mes modèles et moi-même. En effet, si certains pays (Allemagne/pays scandinaves/Espagne...) sont très ouverts sur la nudité, en France elle reste tabou et passible d'une belle amende. La loi étant assez floue sur la définition d'exhibition sexuelle, on s'en est sorti en jouant la carte du « bon sens », les officiers de police qui prennent les dépositions sont souvent plus compréhensifs que les policiers qui nous interpellent. Et ils comprennent qu'un modèle photo qui se dénude pour le photographe tout en se cachant du regard du public n'est pas comparable au pervers qui expose son anatomie aux regards dans l’illégalité. »

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24 juin 2009

Calendrier Pirelli 2010 : les premières images

PirelliC'est un classique, un must tiré à exemplaires limités et réservé à des privilégié(e)s ! Le calendrier Pirelli 2010 est en cours de gestation au Brésil (après l'Afrique l'an dernier), et ses superbes plages reçoivent pour cela des mannequins parmi les plus demandées actuellement : Catherine McNeil, Miranda Kerr, Daisy Lowe, Eniko Mihalik, et bien d'autres. Je vous livre à la fin de cet article les premières images en vidéo de ce shooting annuel de luxe, mais aussi le nom du photographe qui a été choisi : Terry Richardson, volontiers controversé pour sa provocation, et des photos parfois d'un exhibitionnisme naturel (son site officiel est ICI). Mais aussi le site officiel du calendrier Pirelli (c'est LÀ), où vous pourrez retrouver en images les calendriers des années précédentes, en diaporama couleurs ou/et noir et blanc que vous pouvez diriger manuellement. À noter que les Éditions Flammarion ont édité l'intégrale du calendier Pirelli pour ses 40 ans - 1964/2004 (photo ci-dessus), ouvrage d'art qui présente ainsi les plus célèbres modèles du monde, immortalisées par les plus grands photographes.

Le shooting 2010, les premières images...

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10 avril 2009

"Pop porn", son second livre : Sandrine Sauveur, photographe de l'érotisme

Sandrine_SauveurLe second livre de la photographe Sandrine Sauveur, "Pop porn", est paru aux Éditions Ragage (c'est ICI). Tout comme son premier opus, "Bad girl" (c'est LÀ), la talentueuse jeune photographe, émule d'Helmut Newton, parvient à sublimer dans une lumière caressante proche de la photo de mode, des jeunes femmes souvent modèles amateurs dans des poses aussi suggestives que sensuelles, mais toujours audacieusement belles.

Affiche_du_Bal_des_BlogueusesSandrine Sauveur (son site officiel est LÀ), qui réalise aussi des photos de mode, portraits, paysages, lingerie, est aussi une artiste imaginative capable de sortir des sentiers battus avec audace (son book, où l'on peut voir aussi d'autres travaux). Dernière initiative en date, qui a surpris autant par son originalité que l'érotisme du résultat, le "détournement" de l'affiche "Le bal des actrices" (2009), une comédie de Maïwenn, un documentaire filmant tout, avec ou sans leur accord, avec une affiche directe : "Folles, fragiles, superficielles, mégalos, sublimes." Souvenez-vous ?

Eh bien, Sandrine Sauveur a réalisé une photo avec dix blogueuses (Sasa la Loute, Connassee, Andy, L., Sabine, Miss Blablabla, Ecilam, Camille, Gallïane, Maryleslyne), qui ont relevé le défi, et osé avec tout autant de talent et de grâce poser nues devant l'objectif inspiré de l'artiste... Cela a donné : "Le Bal des Blogueuses"...

Ci-dessous, interview de Sandrine Sauveur...

Et Sandrine Sauveur en séance photos, avec la modèle LouLady...

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31 mars 2009

Galerie d'art érotique : "Au Bonheur du Jour" fête ses dix ans

Stanley_par_Quaintance__1950_AuBonheurduJour

La galerie d'art érotique parisienne "Au Bonheur du Jour" fête ses dix ans d'existence, avec une fabuleuse exposition qui rassemble quelque 400 photos, gouaches et autres esquisses de beaux garçons dans tous leurs états, mais aussi l'occasion de (re)découvrir les trésors érotiques en photographies que cette galerie atypique propose à ses visiteurs et clients (le site officiel de la galerie "Au Bonheur du Jour" est ICI). Et ce jusqu'au 2 mai 2009.

Et pour commencer la visite, que vous pourrez pour les plus chanceuses et les plus chanceux visiter à Paris (pour en savoir plus c'est en fin d'article), cliquez sur l'image ci-dessous pour accéder au "Boudoir" de la galerie, où images licencieuses, orgies masculines et éphèbes suggestifs sont présentés par la galerie et sa responsable, Nicole Canet...

Cliquez ici pour découvrir les trésors érotiques de la galerie Au Bonheur du Jour

Mais la galerie "Au Bonheur du Jour" de Nicole Canet, c'est aussi des pages en ligne de beaux nus masculins (c'est ICI), de sensuels nus féminins (c'est LÀ), voire de "Nus exotiques" (suivez le guide ICI), ou ce coin secret "Anciennes expositions" éclectique (un petit tour par LÀ)...

Monsieur_XNe vous en privez-pas, c'est souvent un régal artistique pour les yeux, car le reflet d'une époque transitoire de la photographie érotique, ici encore teintée de classicisme et de l'influence de l'art grec. Entre l'âge d'or de l'érotisme du début du XXème siècle, et la photo contemporaine dont les nouvelles technologies ont multiplié les déclinaisons, sans en restituer toujours l'essence originelle.

(*) Galerie "Au Bonheur du Jour", 11 rue Chabanais, 75 002 Paris. Jusqu'au 2 mai 2009. Métro Quatre-Septembre ou Pyramides. Ouvert du mardi au samedi de 14 h 30 à 19 h 30 ou sur rendez-vous. Tél. : 01 42 96 58 64.

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23 janvier 2009

Erotic'Art : Christian Peter fixe la sensualité

Le photographe Christian Peter s'est fait un nom autour de photos qui fixent la sensualité féminine au quotidien, de clichés voluptueux comme "Extase" (ci-dessous), en passant par la maternité, où les nus de belles rondeurs féminines... À découvrir sur L'Érotisme se dévoile.

Extase_Christian_Peter

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07 janvier 2009

Erotic'Art : Jean-Paul Four érotise les femmes

Le photographe Jean-Paul Four n'a pas son pareil pour exacerber les sens féminins à travers ses clichés, lui aussi comme Roy Stuart prenant ses distances avec les beautés stéréotypées, leur préférant des modèles non professionnelles, amis ou femmes rencontrées par hasard. Découverte.

Duo_f_minin_Jean_Paul_FourJean-Paul Four est né en 1954, et il est installé à Lyon. Après des études d'arts appliqués, option design, il travaille quelques temps dans un bureau d'architecture intérieure, ce qui explique sans doute son goût aussi pour les photos d'ambiance extérieure (son site personnel). S'il s'adonne à la peinture et à la gravure, Jean-Paul Four va rapidement se diriger vers la photographie, d'abord en immortalisant sa femme et ses amies, puis des modèles. Dans les années 1980, une entreprise personnelle de communication plus tard, le photographe se tourne vers la mode et la publicité, tout en développant une recherche esthétique et artistique autour du nu féminin. Depuis, l'artiste a réalisé des milliers de clichés de femmes.

Duo_Jean_Paul_FourSa recette ? L'art d'érotiser les charmes féminins en utilisant la naturel candide de ses modèles, qu'il sculpte dans des poses suggestives avec la lumière, dans des décors parfois surréalistes. Le résultat est totalement intense, sans provocation ni faux-semblants, mais avec la volonté de faire passer dans ses photos autant ses inspirations érotiques que les fantasmes féminins et/ou masculins. Les femmes semblent alors complices du photographe dans des situations où les unes offrent le meilleur de leur corps à l'autre qui en sublime les charmes. Les fesses sont rebondies, les reins cambrés, les jambes s'écartent sur des trésors de chair comme des tableaux vivants et audacieux...

Onstage_Jean_Paul_FourJean-Paul Four travaille aussi de plus en plus dans un environnement fétichiste, teinté BDSM, là encore avec des modèles qui jouent le jeu de la soumission ou de la domination, et majoritairement avec des clichés en noir et blanc dont les contrastes forcent les scènes. L'esthétisme, l'élégance, l'audace parfois hard se veulent toujours subtiles, dans des décors sobres, pour faire ressortir un fantasme, l'ébauche d'une punition, un raffinement sadien, ou un doux supplice naissant. Le corset, les bas ou les escarpins vont y jouer un rôle majeur et votre imagination fera le reste, comme à chaque fois. La femme est reine, le spectateur et/ou la spectatrice son public attentif et demandeur devant ces maîtresses de harem ou des jardins des délices.

Clara_Jean_Paul_Four

On peut voir le luxurieux travail de Jean-Paul Four sur son site web (JPFGallery, c'est ICI), et des images un peu plus hard sur sa galerie érotique (Eroticashot, c'est LÀ). D'autre part, on peut acquérir toutes les images présentées sur les sites, sous forme de tirages "baryté", ainsi que réunies dans différents Cd-roms ou portfolios. Reproduction des photos de Jean-Paul Four interdite.

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24 décembre 2008

Erotic'Art : Stéphane Lallemand, le culte des ancêtres

Dana__St_phane_Lallemand

J'ai choisi pour l'un des derniers articles de l'année 2008, de vous faire (re)découvrir le photographe (l'artiste) Stéphane Lallemand, né à Épinal (ça ne s'invente pas), et qui travaille aujourd'hui à Strasbourg (ses sites Internet seront en lien au fil de l'interview, et à la fin de l'article). Artiste il est, car il décline aussi ses inspirations de bien des manières, quand il ne compose pas des photos aussi sensuelles que belles, inspirées de grands tableaux de peintres. Stéphane Lallemand expose dans le monde entier, au printemps prochain en Alsace, et participe à l'exposition "Ingres et les Modernes" cet été au Musée Ingres à Montauban, organisée par un jeune conservateur du Louvre spécialiste de Ingres. Interview de Stéphane Lallemand, qui fut professeur de dessin cours périscolaires de l'École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg, où il est responsable aujourd'hui de l'Atelier Bois (Option objet).

Vos photos sont majoritairement inspirées par de célèbres tableaux de grands peintres ?

"Mon travail d'artiste consiste en une exploration du monde de l'image, qui m'a conduit vers les univers de tous ceux qui m'ont précédé et qui ont formé mon regard. Tous les artistes se nourrissent des travaux de leurs prédécesseurs avec plus ou moins de conscience, que ce soit sous des formes réactives ou adhésives... Certains préfèrent cacher leurs influences, espérant ainsi paraître plus originaux, d'autres, dont je fais partie, se vouent au "culte des ancêtres". Je cite "mes maitres anciens" avec un clin d'oeil complice et amusé, leurs travers et leurs obsessions sont tellement visibles dans leur travail, c'est d'ailleurs ce qui les rend plus humains.  Les époques changent, les humains pas beaucoup..."

Ang_lique_St_phane_LallemandQu'est-ce qui vous inspire chez la femme, dont les charmes dans vos oeuvres sont renforcés par des poses lascives et narratives ?

"Ces photographies sont des clins d'oeil à des tableaux célèbres de l'histoire de l'art, comme l'étaient déjà mes dessins sur télécrans. Je travaille depuis presque vingt ans avec l'idée du nu, mais j'avais jusqu'à présent évacué la question du modèle, en travaillant avec des références et plus récemment avec des images "trouvées" sur le net qui deviennent mes modèles, comme dans le cas des dessins photogéniques et des papiers salés. Chez un ami, j'avais passé quelques soirées face à un de ces tableaux lumineux et animés qui représentent une cascade. C'était une expérience étonnante, puisque l'objet tout en étant parfaitement kitsch n'en demeurait pas moins fascinant. Depuis, j'avais très envie de faire une pièce sur ce principe des cascades animées. Un jour, l'idée des "Fountains" m'est venue, c'est ainsi que j'ai commencé à travailler avec des modèles. Pour cette série des "Fountains", je voulais différentes morphologies qui ne soient pas glamour... Pour le confort des modèles et pour faciliter le travail des prises de vues, j'avais fabriqué un appareillage pour simuler un pipi abondant grâce à un tuyau qui passe dans le dos, relié à une bouteille. Ce fut aussi de bonnes parties de fou rire. La présence de modèles m'a donné envie, en fonction de leur morphologie spécifique, de les mettre en scène en référence à des tableaux célèbres de l'histoire de l'art. Une façon de me constituer un musée imaginaire personnel. Dans mes travaux antérieurs, alors que je ne travaillais qu'à partir de documents, les réactions du public m'amusaient beaucoup. Tous m'imaginaient avec une flopé de jeunes filles nues autour de moi. Cela m'a donné envie de mettre en scène ce fantasme de spectateur de l'artiste et son modèle, j'ai donc revisité l'histoire de l'art sous cet angle."

L_atelier_St_phane_LallemandQu'aimez-vous montrer dans un nu et comment le construisez-vous ?

"Avant tout, il y a une complicité avec un maître ancien de la peinture classique, puis la rencontre avec un de ses tableaux. À partir de là, la plastique du modèle me conduit à la mettre en scène en référence à un tableau particulier. Je compose donc ma scène et mon éclairage en référence au tableau, même si la composition n'est qu'une évocation (la reconstitution exacte ne m'intéresse pas), puis, après numérisation du négatif ou de l'ekta, je fais réaliser un tirage argentique couleur monté sous Diasec."

V_nus_et_Amour_St_phane_LallemandDes clichés où vous n'hésitez pas à vous mettre vous-même en scène ?

"Comme je l'ai expliqué, le fantasme du spectateur vis à vis de l'artiste, supposé vivre une vie de débauche avec ses modèles, a la vie longue. J'ai eu envie de conforter le spectateur dans ses convictions et je lui ai donc apporté des preuves. Je me suis mis en scène dans des reconstitutions approximatives de quelques-uns des standards de la peinture. Les nombreuses "Suzanne et les vieillards", "Peintre et sa muse" et autres scènes mythologiques, sont surtout des prétextes à montrer de belles paires de fesses, des poitrines opulentes et des cambrures de reins affolantes. Comme mes prédécesseurs, j'emprunte à mon tour ces standards de l'image..."

Odalisque_Blonde_St_phane_Lallemand

Vous travaillez d'autres techniques photographiques, offrant une autre vision de la féminité, clichés contrastés à la limite du dessin ?

"Je travaille avec une technique qui est la première apparition de l'image multiple réalisée à partir d'une réalité. Le principe du négatif/positif, permettant de nombreuses épreuves d'une même prise de vue à été inventé en Angleterre par Fox Talbot dans les années 1839, à peu près à la même époque que le daguerréotype inventé en France, mais qui lui, ne produisait que des images uniques. À cette époque, l'image photographique était rare et constituait un objet précieux. J'ai eu envie de faire le grand écart en prenant des images fugaces du Net, que je tire avec le même procédé que celui inventé par Talbot en 1839..."

Vous faites aussi d'autres photos, et des textes ?

"J'utilise tous les outils qui me plaisent. J'ai écrit des poèmes dans mes périodes de blues qui n'ont jamais été lus par personne d'autre que moi... Je continue ma pratique de sculpture avec des projets que je mets en oeuvre en m'accordant du temps pour se faire."

De haut en bas, des oeuvres de Stéphane Lallemand : Danaë (d'après Le Tintoret) ; Angélique (Ingres) ; L'atelier du peintre (Courbet) ; Vénus et Amour (Velasquez), et Odalisque blonde (Boucher). Reproduction des photos interdite.

Les sites Internet de Stéphane Lallemand : Stéphane Lallemand et Photogénies.

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21 décembre 2008

Erotic'Art : VéroPapillon par Benoît Moyen

Le 8 octobre 2008 (voir ma rubrique "Photographies"), Benoît Moyen avait inauguré avec l'une de ses modèles ma rubrique "Erotic'Art", où l'on retrouve des photographes professionnel(le)s et/ou modèles de profession, voire qui développent une activité de photographes ou de modèles parallèlement à une autre activité.

V_roPapillon2_Beno_t_MoyenVéroPapillon est de celles-là, qui vient de franchir le cap avec le photographe Benoît Moyen, pour sa très belle série "Le Fauteuil rouge", une série alimentée au gré des inspirations de l'artiste, et des modèles femmes (et hommes) rencontrés. Benoît Moyen est toujours à la recherche de nouveaux modèles, et cette fois VéroPapillon a trouvé chez lui le prétexte à découvrir le nu artistique : "Exposer son corps n'est pas quelque chose de facile pour moi ; faire des photos de nu, c'est dépasser cet état pudique, surmonter certaines peurs, affronter son propre regard et celui de l'artiste, accepter de dévoiler l'intime", explique la jeune femme, dont le blog "Les papillonnages de Véronique" (c'est ICI), chroniques de sa vie quotidienne et/ou de ses aventures (sa rubrique "Les Nuits de Véro"), est déjà en soi un dévoilement littéraire. Ses premiers essais de nus sont dans ses albums photos personnels, intitulés "Boîte à Secrets". Avec Benoît Moyen, elle passe à un stade supplémentaire, celui de l'oeil professionnel qui peut aussi imposer sa propre vision : "Je trouve qu'aujourd'hui, dans notre société, soit les corps sont masqués, soit ils sont surexposés. Pas évident de se situer... Le travail de Benoît Moyen me plait en cela car il montre sans dévoiler. La sensualité et l'humanité sont confondus avec comme écrin le fauteuil rouge. Ce fauteuil qui m'avait déjà subjugué dans ses photos, la première fois que j'avais vu son travail, car j'aime les personnifications d'objets et là, ce fauteuil devenait sujet.", analyse VéroPapillon (son pseudo de modèle) : "J'aimerais à nouveau poser dans des contextes différents. Peut-être des choses plus narratives, représentatives d'idées, de concepts, poser sur des thèmes précis, adhérer avec mon corps à un univers... J'aime la photographie et participer à une démarche artistique est une expérience enrichissante."

V_roPapillon4_Beno_t_MoyenBenoît Moyen, 46 ans, est un photographe autodidacte qui s'est tourné vers le nu, les photos graphiques, ou des transferts d'émulsion photographique, et dit vouloir travailler "sur la réalité de l'être, nu : le mystère de l'érotisme et du désir qui se révèle autour d'une construction de chair et d'os." L'artiste expose régulièrement, comme début 2009 en région parisienne (son site officiel), mais il a aussi publié ses photos dans des magazines tels que V.S.D., Actuel, ou pour l'Agence Sipa. La liste n'est pas exhaustive, et celles de ses modèles non plus...

Photos du modèle VéroPapillon à découvrir sur son blog (et dans ses albums photos "Boîte à Secrets"), ou dans l'album ci-contre "De l'Art érotique". Reproduction des photos interdites.

Posté par De Mirvel à 19:03 - Photographies - Commentaires [22] - Permalien [#]

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